mardi 4 novembre 2014

Mémoires d'un poisson rouge.



On passe notre vie à se chercher, à fuir nos responsabilités,
A rêver d'un mieux, à vouloir ce que l'on peut à peine percevoir,
Berné par la douce mélodie d'une vie qui pourrait bien être meilleure, si on l'avait voulu,
Envoûté par la promesse qu'un jour, on ne sera pas foutu.

Et puis quand bien même notre but semblerait un peu plus noble,
Ce que l'on met en œuvre pour l'atteindre est qualifiable d'acte ignoble,
Des actions ineffaçables qui nous hantent, nous torturent, se rient de nos fautes,
On ne peut excuser l'enfer, ou c'est lui qui deviendra notre hôte.

Ainsi passe le temps, la souffrance, la tristesse,
Et en repensant à ce sourire, un semblant de bien-être débordant d'allégresse,
Vient effleurer mon visage, me caressant comme s'il était encore là,
Et puis tout s'efface, laissant place à des souvenirs meurtris par son absence.

Et dis-moi pourquoi, ô désespoir, ne puis-je à nouveau ressentir la joie,
Qu'on puisse reconstruire notre bonheur effacé, comme s'il n'était jamais parti,
Que nos paroles puissent enfin s'épanouir, comme si c'était écrit,
Qu'on s'en irait, au fond des cieux, tu te rappelles, comme autrefois…


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire