On passe notre vie à
se chercher, à fuir nos responsabilités,
A rêver d'un mieux, à vouloir ce que l'on peut à peine percevoir,
Berné par la douce
mélodie d'une vie qui pourrait bien être meilleure, si on l'avait voulu,
Envoûté par la
promesse qu'un jour, on ne sera pas foutu.
Et puis quand bien
même notre but semblerait un peu plus noble,
Ce que l'on met en
œuvre pour l'atteindre est qualifiable d'acte ignoble,
Des actions
ineffaçables qui nous hantent, nous torturent, se rient de nos fautes,
On ne peut excuser
l'enfer, ou c'est lui qui deviendra notre hôte.
Ainsi passe le
temps, la souffrance, la tristesse,
Et en repensant à ce
sourire, un semblant de bien-être débordant d'allégresse,
Vient effleurer mon
visage, me caressant comme s'il était encore là,
Et puis tout
s'efface, laissant place à des souvenirs meurtris par son absence.
Et dis-moi pourquoi,
ô désespoir, ne puis-je à nouveau ressentir la joie,
Qu'on puisse
reconstruire notre bonheur effacé, comme s'il n'était jamais parti,
Que nos paroles
puissent enfin s'épanouir, comme si c'était écrit,
Qu'on s'en irait, au
fond des cieux, tu te rappelles, comme autrefois…
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